Camping dans le nord

Jeudi 24 septembre de bon matin, accompagné par Sébastien et Audrey, nous voilà partis pour le nord de l’île, Koumac, sa 18 ème foire agricole et artisanale, et c’est aussi la fête du nord de l’île.
Nous allons faire la côte ouest pour remonter et comme nous avons 400 Kms à faire nous faisons une halte à Bourail, entre mer et montagne, dont le lagon dans cette région fait partie des zones du lagon Calédonien inscrits par l’UNESCO au classement du patrimoine mondial de l’humanité, nous y faisons l’avitaillement et ensuite nous nous rendons sur les hauteurs afin de découvrir son fameux " bonhomme " monolithe de pierre situé à l’embouchure de la rivière La Néra. Du belvédère nous découvrons une magnifique plage de sable blanc, qui est très souvent pleine de rouleaux qui en fait le rendez vous des surfeurs, ce jour là tout à fait calme. Face à nous la passe de Bourail et la baie des tortues, où il fera bon venir mouiller un de ces jours, cernée par une forêt de pins colonnaires, la baie compte parmi les plus belles de Nouvelle Calédonie, et c’est devant ce cadre magnifique que nous allons pique niquer à l’ombre d’un niaoulis.
La côte ouest est l’endroit des grandes plaines arides, de la savane, des collines et de ses chevaux stock, des cerfs et des cochons sauvages qui abondent, nous nous retrouvons dans un décor de films western avec les cow boys calédoniens. Sur les hautes montagnes nous voyons ce que le prélèvement du nickel laisse, une montagne écorchée et rouge.
Nous arrivons à Kaaïa-Gomen dans l’après midi, là nous attendent des amis de Sébastien, qui nous font la joie de nous accueillir dans leur tribu, nous prendrons la piste pour nous rendre dans leur famille, en pleine brousse et au bord d’une rivière. Les Calédoniens de brousse appelés aussi " Broussards " sont souvent caricaturés comme des cow boys qui vivent au rythme du soleil arpentant leur propriété à cheval et multipliant les coups de chasse de pêche ou de fête. La culture mélanésienne, ou Kanak est une culture ancestrale de tradition essentiellement orale. Toutes les croyances et légendes sont transmises par les anciens qui perpétuent ainsi les traditions et les coutumes. La coutume, ciment de l’organisation sociale particulière, où chacun participe à la vie de la tribu. Le personnage-clé de la vie familiale kanak est l’oncle maternel, appelé oncle utérin. Dans l’organisation, les sujets respectent le petit chef et le grand chef, en écoutant l’avis du conseil des anciens. La coutume et les règles de politesse sont encore bien vivantes en Brousse et dans les îles, elles imposent un certain nombre de convenances. A notre arrivée dans la tribu nous avons fait usage de " faire la coutume ", c'est-à-dire offrir au chef un petit cadeau en signe de respect. Les femmes sont habillées de robe mission, signe qui était en 1860 que la personne avait été baptisée, au fil du temps la robe a subi des modifications, elle est même devenue un signe identitaire car elle porte les couleurs de la tribu, elle s’appelle aussi popinée (nom qui désigne la femme kanak). Il nous est donné un endroit pour planter notre tente à proximité de leurs maisons ou si nous le souhaitons nous pouvons nous installés au bord de la rivière. Nous préférons rester auprès de leur maison après avoir rencontrer des chevaux sauvages au grand galop qui traversaient la rivière. Sommes nous sur une autre planète ? Avons-nous reculé dans le temps ? Notre tente de camping est un luxe pour les enfants qui me disent " elle est belle ta chambre ". Les repas se préparent au feu de bois et se composeront essentiellement de poulet, viande de cerf et pommes de terre cuites dans la cendre.


Nous, nous baignons dans la rivière, l’eau est plus agréable sans le sel, nous marchons sur la piste que les animaux laissent dans la montagne pensant que nous pourrons atteindre le sommet, mais chaussés de nos tongs nous devons faire demi-tour.



















Le soir il faut refaire le feu pour la cuisine, les femmes voyant mon incompétence m’installent des pierres sur lesquelles elles posent un trépied fait d’une barre de fer courbe sur lequel elle pose une cocotte en fonte qui a connu de nombreux feux de bois et me montre comment faire pour surveiller la cuisson sans me brûler. Elles me montreront aussi leur potager et c’est un régal d’y cueillir des haricots verts, des cives et un autre légume dont j’ai oublié le nom, il pousse sur un arbre qui peut être assez grand, il a des cosses comme des petit pois et c’est comme des petits pois aplatis qui sont à l’intérieur, l’épluchage est fastidieux mais les enfants me montrent la technique. Nous n’avons pas un morceau de beurre à mettre dans nos légumes, est-ce le mode de cuisson ? Tout le monde se régale, même les chiens qui en principe ne sont pas nourris afin de partir chasser un cerf ou autre animal qui se trouve aux environs du village, ils sont différents de nos toutous, eux vivent en meute avec un dominant qui laisse ses congénères manger avant lui, mais lui aura la tête de l’animal. La meute de chiens, seule, part chasser l’animal qu’ils ramènent à la rivière, là un homme de la tribu fini le travail en noyant la bête pour la tuer. Je suis surprise de voir que les chiens lorsque nous mangeons ne bougent pas, ils restent à l’écart n’aboient que rarement, sauf la nuit pour faire sortir les animaux sauvages qui s’aventurent trop près des hommes. J’ai entendu une nuit un cheval venir tout près de notre tente en me demandant s’il n’allait pas poser ses sabots dessus avec nous dedans, à ce moment les chiens devaient être ailleurs.


Samedi 26, nous allons à la fête de Koumac, c’est l’équivalent de nos comices agricoles en Bretagne. Nous assisterons à un rodéo, dégustation de génisse grillée et glaces feront de cette journée un excellent souvenir malgré la poussière environnante et la chaleur.




Pour notre dernier jour la tribu nous prépare un " bougna " plat traditionnel mélanésien confectionné par les femmes, préparé sous nos yeux ébahis. Le feu, préparé la veille par les hommes, consiste à trouver un joli coin tout près de la rivière sur du sable nous mettons de petites pierres et des plus grosses ensuite, ils installent le bois sur les pierres sur une hauteur d’un mètre environ. A l’aide du coupe- coupe, dont les kanaks ne se séparent jamais, ils vont couper de jeunes feuilles de bananier qu’ils passent sur le feu afin de les rendre souples. C’est fini pour aujourd’hui, demain dès le lever du soleil il faudra allumer le feu plusieurs heures pour que les pierres chauffent à blanc. Commence alors la préparation du bougna : dans les feuilles de bananier elles installent divers légumes, ignames, plusieurs sortes de taros dont certains sauvages, bananes et viande, lait de coco et épices terminent ce plat. Quelle application pour fermer ce joli paquet de feuilles. Ils confectionnent également un plat en feuilles tressées qui nous servira pour le transport. Quelques " cousins " d’une autre tribu sont venus se joindre à nous et profitent du feu pour se faire également un bougna. Seb, nous prépare un autre feu afin de cuire quelques brochettes de veau bien tendre qui nous ferons patienter jusqu’à la cuisson complète de notre bougna qui dure trois heures. Qu’il est plaisant de regarder ce monticule de sable d’abord, froid, puis ils enlèvent ce sable doucement, nous arrivons à la couche de feuille du tronc de bananier savamment déroulée, ensuite nous arrivons à la couche de feuilles de bananier et aux pierres brûlantes, pour découvrir enfin nos bougnas, jolis paniers de feuilles tressées, pas même brûlés par les pierres, je me demande où est la magie, là vous êtes envoûtés par les effluves qui vous arrivent aux narines. Ils ont même fabriqués des pinces, végétales elles aussi. Le bougna est déposé sur son plat tressé, là nous découvrons le miracle de cette technique de cuisson, des légumes et de la viande cuites à point et baignant dans une sauce délicieuse, le tout dans leur nid de feuilles (ce jour là nous avons utilisé un peu de papier aluminium pour gagner du temps de cuisson, ce qui ne se fait pas habituellement). Nous dégustons ce plat dans le silence avec comme seul bruit de fond, le chant des oiseaux et le ruissellement de la rivière, à l’ombre des arbres, je vous assure que ce fut un moment magique pour moi. Petite sieste, baignade dans la rivière et voilà le temps du retour sur Nouméa. Quatre jours que nous ne sommes pas prêt d’oublier, mais nous leur avons fait la promesse de revenir. Nous avons été reçu comme de la famille et pourtant ils nous demandent de prévenir à l’avance la prochaine foi, afin de mieux préparer l’accueil qu’ils nous ferons. Que nous réserve donc cette prochaine foi ?
De retour à bord de Maoro qui nous attendait sur son ponton de port Moselle, pour quelques jours encore, car nous irons au mouillage sur un corps mort dans la baie de l’orphelinat.
Demain, chacun reprendra ses occupations en attendant le week end prochain qui cette foi sortira Maoro et son équipage accompagnés d’autres bateaux pour une sortie à l’îlot Maître dans le lagon.
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Nouvelle Calédonie

Mardi 1er septembre, nous mouillons à l’anse Pilote sur l’île Ouen, c’est magnifique, le lagon est calme comme un lac, il est 17 heures le soleil se couche, la forêt de l’île devient fluo, le sable de la plage est rouge, j’entends plein d’oiseaux et la lune est pleine. Quelle beauté, quelle joie d’être ici, nous appelons Michel pour lui faire partager ce que nous voyons et le remercier de son routage. La tête me tourne presque de ne plus bouger de ne plus rien entendre d’autre que les oiseaux. Une nuit entière sans se lever pour les quarts, au calme, un vrai bonheur nous attend, par contre il fait un peu froid, 21° à bord, ça caille !! N’oublions pas que nous sommes à présent bien tropicalisés.











Mercredi 2 septembre à 15 heures nous sommes au ponton de Port Moselle de Nouméa, Sébastien est là avec Audrey ensuite ce sont mes petites filles qui arrivent avec leur maman Sophie, Stef est en charter aux l’îles de la Loyauté je ne le verrai que le 13. Beaucoup de joie, beaucoup d’émotion et un certain Ouf ! La Nouvelle Calédonie n’est pas la fin de notre voyage mais elle sera une pause de 2 voir 3 ans. Nous allons vous la faire découvrir au travers de nos photos et de nos récits, il y a tant de choses à voir ici et surtout contrairement à la Polynésie, une diversité de paysages, de cultures, de peuples aussi et de climats, mais bon nous allons vers la saison chaude pour ce qui est du climat.

Aujourd’hui 5 septembre, nous faisons notre première sortie en brousse dans le sud de l’île et nous longerons la côte de Nouméa qui s’étale sur plusieurs kilomètres, voici nos premières photos.













Située dans l’océan Pacifique à 1 500 kms à l’est des côtes Australiennes et à 1 700 kms de la Nouvelle Zélande, l’île se compose de la grande terre ou le caillou de 400 kms de long sur 50 kms de large, d’une superficie de 16 750 km2 et de plusieurs groupes d’îles.





La montagne la plus élevée est le mont Panié à 1 600 m, elle est entourée d’un récif barrière de 1 600 km de long, son lagon vient d’être classée patrimoine mondiale par l’Unesco, il regorge de superbes sites de plongée, dans le nord les fonds sous marins sont vierges et l’eau est cristalline et les coraux sont de toute beauté.



Il existe ici de nombreuses espèces endémiques à la Nouvelle Calédonie, dont l’emblème de l’île : le Cagou, il ne vit que sur le territoire et ne sait plus voler, la faune ne comporte aucune espèce dangereuse, aucun reptile terrestre à l’exception des lézards. Il a été importé des cerfs, entre autre, dont nous nous régalons de leur viande, il font également de la charcuterie de cerf, jambon, saucisson….un régal.
Il y a en Nouvelle Calédonie 3 000 espèces de végétaux dont 2 400 endémiques, c’est un paradis pour les botanistes.
3ème producteur de Nickel après le Canada et la Russie elle possède le quart des réserves mondiales, on y trouve également du chrome, du cobalt et du fer, ce qui donne à la terre ce ton rouge magnifique. Le pays produit du café excellent et sa fameuse crevette dont nous ne nous lassons pas de manger de différentes façons.

Futuna

Vendredi 21 août à 9 heures nous levons le mouillage, un petit crochet vers Teva pour saluer Anne et Philippe, un dernier coucou à Michel par la VHF et nous franchissons la passe à mi marée, le courant est assez fort nous filons à 9 nœuds, super ! Hélas deux heures plus tard nous ne filons plus qu’à 4 nœuds, vent arrière, grand voile et yankee tangoné, nous finirons par mettre le moteur, c’est pétole. 150 milles séparent ces deux îles perdue au milieu du Pacifique sud, territoire français depuis 1959. Elles ne sont pas situées sur les grandes routes des navigateurs et ne sont guère visitées.

Au petit jour nous apercevons les deux îles Alofi et Futuna, nous mouillons à Alofi, personne aux alentours sur l’île, une petite église au bord de l’eau, je pense voir du monde le lendemain, nous serons dimanche. Au petit matin toujours personne, pas de messe à Alofi et pas une âme qui vive. Après un bon petit déjeuner au calme nous levons l’ancre pour nous rendre à Leava, capitale de Futuna.



Mouillage dans la petite anse de Sigave, pas très loin du ponton des cargos, c’est marée haute, tout va bien, à marée basse nous découvrons que nous sommes pas loin du corail, Maoro se met face au vent, soit en travers de l’entrée, par contre la houle assez forte nous prend par le travers, c’est donc pas très confortable. Vite, nous allons à terre, c’est dimanche et à part les enfants qui jouent, nous ne rencontrerons pas beaucoup de monde.


Futuna est une île haute très verdoyante, les enfants qui nous accueillent nous demandent si nous avons faim et nous proposent de venir chez eux pour manger, nous avons déjeuner à bord mais nous leur demandons un guide pour nous faire visiter l’île le lendemain, un gamin se propose de nous accompagner voir les cascades et de pique niquer sur le chemin, le programme nous enchante.

La nuit fut pénible, nous avons été secoués avec cette houle qui nous prenait par le travers et un vent assez fort, au petit matin nous décidons de quitter ce mouillage vraiment instable, d’autant que les enfants la veille nous ont dit qu’il était arrivé que des bateaux dérapent et aillent se frotter au corail. C’est trop dangereux de rester et surtout de quitter Maoro toute une journée sans surveillance pour aller se promener, alors tant pis nous partons.

Dans la journée la houle de sud se calme un peu, le vent est de 15 nœuds et il devrait se renforcer dans les jours à venir. Nous avançons avec une moyenne de 7 nœuds ce qui nous permet de prendre un Tazard de 96 cm, beaucoup trop gros pour nous deux alors Yves commence par le découper en lamelles pour le faire sécher sur les filières. Nous prendrons également un Mahi Mahi d’un mètre cinquante, voir la photo, il faut filer à vive allure pour faire de telles prises.











Nous avons 2 ris dans la grand voile et 2 ris dans le yankee, parfois des rafales à 30 nœuds. Au bout de plus de 18 800 milles notre cher pilote ST 4000 menace de nous lâcher, nous l’avons bichonner pourtant, rien n’y fait, nous mettons son remplaçant en place. Lundi 31 août nous passons au large de l’île Mare afin de récupéré un peu de vent, nous économisons notre gasoil, pas de moteur et une vitesse de 3,3 nœuds qui passe à 4 nœuds en remontant le vent. Nous franchissons la passe de Havannah, qui n’a rien à voir avec les passes de Polynésie, et dans le canal nous sommes accueillis par des baleines à bosses, il y en a 2 peut être 3, absorbée par cette découverte j’en oublie de faire des photos. Nous apprendrons que c’est leur coin et qu’elles sont là pour quelques semaines encore, nous y reviendrons.


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http://picasaweb.google.com/MaoroChantalYves/23_FUTUNA##



WALLIS

Jeudi 13 août, nous quittons la marina d’Apia il est 10 heures 15, nous filons avec un vent de 20 nœuds et une houle de 3 mètres, cap au 310 et allure grand largue. Nous laissons Savaii sur bâbord et après avoir dépasser la pointe de Savaii nous reprenons notre cap sur Wallis, cap 270. Nous avons mis la ligne et remontons notre premier poisson, un Tazard d’un mètre, hélas avec cette houle je n’ai guère envie de le cuisiner, nous verrons demain. Le lendemain vendredi plus de vent mais toujours une grosse houle nous avançons au moteur avec le yankee tangonné. Nous remontons notre 2ème poisson, cette foi c’est un Mahi Mahi d’un mètre 20 et d’environ 15 kg, on range les lignes on ne mangera jamais tout ça, j’espère que nous trouverons du monde à qui en donner. Nous franchissons la passe d’Honikulu qui brasse bien avec beaucoup de remous. Wallis c’est mis à la date de Nouméa, donc en faite nous sommes dimanche 16 août et nous trouvons du monde sur les motus et plusieurs embarcations viennent près de nous pour nous souhaiter la bienvenue et c’est bien agréable. La population Polynésienne est encore relativement bien préservée et l’autorité du chef traditionnel, le lavelua, a toujours plus d’influence que l’administration française. La tradition des chants et des danses est toujours très vivante sans avoir trop subi l’influence des missionnaires. L’île s’appelle Uvéa et est toujours appelée ainsi par ses habitants. La majorité de la population est catholique et d’ailleurs on peut voir une quantité impressionnante d’églises massives construites sur le modèle des églises normandes, toutes en béton avec pour certaines des décorations en tapas, il faut également savoir que ces églises sont construites sans architectes et comme ils ne savent pas faire les toits ils sont hélas fait en tôles ondulées. Beaucoup de couleurs et pour la fête du 15 août les vierges étaient habillées des couleurs et costumes locaux. Le porc est élevé en plein air et vit autour des maisons, comme des poulets et nous en avons même vu sur la plage, en faite de plage ce n’est plus qu’un genre de vase puisque tout le sable a été récupéré pour la construction. Wallis a plus d’une particularité, elle est dépourvue de plage et cerclée de corail, il n’y a pas d’accès direct de la côte à la mer il faut aller sur les motus, où là il y a des plages ou bien aller se baigner dans le lagon en bateau. Les enfants, plongent du ponton des cargos. Pour nous les voiliers nous sommes donc obligés de mouiller très loin du rivage et à marée basse le corail se découvre il est recouvert d’un lichen vert jaune ce qui donne l’impression d’une prairie roussie par le soleil. Il y a très peu de route goudronnée, une bonne partie est en terre et de chaque côté la nature est sauvage, sans culture, une vraie forêt vierge qu’il nous serait difficile de traverser. Parfois on peut y voir comme une trouée un tout petit chemin mène à une culture de taros, d’ignames ou de bananes qui sont toujours de préférence donner aux cochons. Le porc est une monnaie d’échange pour la coutume, on en trouve peu sur les étals des magasins. Pour la fête du 15 août, les porcs sont remplis d’herbes aromatiques avant d’être grillés et si c’est pour un roi et bien on y rajoute un bouquet de fleurs dans l’anus, ça doit être coquet à voir!
Nous avons rencontré Floran et Leila, Leila est en mission de médecin anesthésique d’un mois à l’hôpital de Mata Utu, ville principale de l’île, et Floran a pu avec le véhicule de l’hôpital nous promené à travers l’île. Ils vivent sur leur bateau à Nouméa, nous les retrouverons là bas avant qu’ils quittent la Nouvelle Calédonie pour une autre mission, cette fois aux Marquises.
Il y a un personnage incontournable à Wallis, c’est Michel sur le canal 9. C’est un retraité radio amateur qui connaît tout le monde et guide les plaisanciers qui viennent se perdre à Wallis. Vous le prévenez dès votre arrivée et l’avertissez de tous vos déplacements. Il se fera un plaisir pour vous renseigner sur les mouillages et vous conseillera si vous avez besoin de quoique que ce soit.
Mercredi 19, nous quittons notre mouillage de Mata Utu, très mal exposé où nous avons été secoué par le clapot incessant et face aux vents d’est, pour nous rendre au mouillage de Halalo au sud de l’île, trois heures de navigation dans le lagon à virer autour du corail, en arrivant nous avons été escorté par un bateau de pêcheurs qui nous donnait des conseils et en arrivant au mouillage il y avait Teva de Anne et Philippe qui à l’aide de la VHF nous ont bien aidé aussi, nous les avions vu à Tahiti au mouillage de Taïna, ils sont venus à bord boire le ti punch il faut bien commencer un mouillage non !
Demain nous allons en ville pour les formalités de départ, internet, l’eau, un peu de frais et nos adieux et nous finirons ce texte à Futuna si internet existe là bas ou à Nouméa puisque nous devrions y être dans les premiers jours de septembre.
C’est Michel qui renseignera les commentaires du blog pour vous donner de nos nouvelles pendant le voyage jusqu’à Nouméa, merci à Michel et Stéphane pour le routage.
Hélas, les photos vues du ciel n’ont pas été prises par nous, on nous les a donné.
Nous ajouterons les photos dans le message plus tard. Allez voir l'album ci-dessous.
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Les Samoa

Un débat est lancé pour savoir si ce sont les Samoa Américaines ou les Samoa Occidentales qui sont la véritable Samoa antique, berceau de la Polynésie, d’où partirent d’intrépides navigateurs vers l’est et le Pacifique sud…..


Après avoir contourné une avancée de terre appelée Cap Horn ! Nous entrons dans le port d’Apia sur l’île d’Upolu. C’est amarré sur le ponton de la marina toute neuve, elle n’existe même pas sur les guides, que nous allons passer quelques jours à visiter l’île.






Les Samoa furent la première nation Polynésienne à devenir indépendante, peuplée d’environ 160 000 habitants dont la plupart sont Polynésiens de souche pure. Savai’i est la plus grande mais Upolu est la plus développée, siège du gouvernement et lieu de la fin de vie de Robert Louis Stevenson, il est enterré sur le mont Vaea.


Nous allons entreprendre l’ascension du mont qui est assez raide dans la forêt tropicale et sous une température approchant les 36° avec un taux d’humidité important, 45 minutes pour monter et une heure par un autre chemin pour la descente. Là haut nous avons la vue sur toute l’île et le port d’Apia, en bas du mont c’est la vue sur la maison et la plantation qui vient d’être restaurer, après avoir été le siège du gouvernement Allemand puis Néo-Zélandais, elle est désormais le musée de RL Stevenson. Retour à la marina toujours à pieds sous la canicule avec juste un arrête Hot Dog accompagné d’un litre d’eau. A mon avis nos kilos prit en métropole ont dû fondre, même si je me suis offert une glace à l’arrivée, elles sont fort bonnes et énormes, en plus pour moi c’est chaque foi une surprise car mon choix se porte sur les couleurs puisque mon anglais est nul !
Nous avons visité la ville à la foi ancienne et moderne avec un très beau marché. La population est avant tout chrétienne mais avec comme en Polynésie tout un tas de sectes avec leurs cultes. A Apia il y a une cathédrale toute en couleurs qui sert d’amer aux bateaux en arrivant. Les traditions sont encore très fortes ici « la voie des ancêtres » basée sur la famille élargie avec son code et ses rituels, régit la vie des Samoans, il est important de respecter ces coutumes. Pour se rendre à la plage il faut demander et payer l’accès et c’est comme ça partout sur l’île. Il fait toujours aussi chaud mais avec des pluies torrentielles ce qui nous empêche de faire, comme nous l’aurions voulu, le tour de l’île en taxi. Nous repoussons notre départ d’une journée à cause d’un coup de vent annoncé, rien ne presse.

















Demain, jeudi 13 août au petit matin nous quitterons Upolu par le nord et toujours cap à l’ouest pour rejoindre Wallis situé à 280 milles alors si les vents sont favorables nous devrions arriver dans 2 jours et demi.




C’est Michel, qui va prendre le relais pour notre météo qui vous laissera des messages, Stéphane et Béa sont quant à eux en vacances au Pérou et Lazarina les attend à Carthagène en Colombie. Elle arrive la petite Lazarina doucement mais sûrement, elle suit Maoro et atteindra le Pacifique prochainement, comme nous n’avons pas encore mis les liens des copains sur le blog voici l’adresse du blog de Lazarina : http://lazarina.blogspot.com/
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Départ pour Apia Samoa Occidentales

Maoro n’a pas supporté de rester seul pendant deux mois au mouillage dans la baie de Cook. Au retour, nous avons eu quelques surprises : Démarreur grippé, moteur HB hors service, frigo à réparer plus les travaux prévus : réparation de l’annexe, du taud de grand voile. Nous allons donc passer tout le mois de juin en baie de Cook pour remettre Maoro en service, heureusement que dans la baie de Cook, nous pouvons profiter de la maison de Françoise et Mahi.

6 juillet enfin, nous hissons la GV pour nous rendre à Taïna faire réparer le frigo et faire l’avitaillement. Nous en profitons pour revoir les copains, certains plus vus depuis la Martinique comme Ouistiti avec Marielle, Eric et leur deux filles, ainsi que Masafouera avec Stéphanie, Michaël et leur deux filles, les 4 filles vont s’en donner à cœur joie dans la cabine avant pendant que nous faisons un apéro dînatoire à bord de Maoro. Nous n’oublions pas Lzone avec Vanessa et Dominique et leurs deux petits blondinets d’enfants. Tam Tam avec Valérie et Fanch et leur super chat dont j’ai oublié le nom, désolée Valérie ! Fleur de Mai 2 avec Jacques, Larimar de Michel et Avel Mad de carine et Benjamin. Nous avons pris rendez vous avec vous et nous savons que nos routes vont se croiser de nouveau en Nouvelle Calédonie pour certains, en Nouvelle Zélande pour d’autres.


14 juillet, nous quittons Tahiti par la passe de Papeete, direction la baie d’Opunohu à Moorea, joli petit mouillage l’eau est translucide nous mouillons par 3 mètres de fond juste devant Larimar, Yves va effectuer le grattage de la coque qui en a bien besoin. Mahi vient nous rendre visite et nous apporte le colis du démarreur qui est enfin arrivé de France, petit repas à bord avec Michel et Mahi.












15 juillet, on lève l’ancre pour Raïatea, nous marchons à 7/8 nœuds grand largue, un vrai plaisir. Nous restons quatre jours à la marina d’Apooiti. Nous ferons nos adieux à Pierre-Yves, Bertrand et Christine, Flo et Suzy et Sophie et Christophe. Et, nous voilà repartis pour Bora Bora, dernière île sur notre route vers l’ouest.










20 juillet, nous retrouvons Kerdonis avec beaucoup de plaisir au mouillage du Bloody Mary, nous y restons pour la nuit car un vent souffle très fort et nous sommes bien sur notre bouée. Petit repas avec les petits jeunes à bord de Maoro. De quoi parlons nous ? De nos routes respectives depuis Panama et des futures. Le lendemain nous allons à la pointe Matira, que de bateaux depuis notre dernier passage en novembre, mais c’est toujours aussi beau. A trois mètres de notre arrière nous avons pieds. Nous allons revoir Jean Michel et Cécilia de Beun’Aise et leur petite Louise née en avril, Beun’Aise est à vendre et Jean Michel a d’autres projets à présent. Nous reprenons nos parties de dames chinoises et de 7 américains avec Kerdonis.










25 juillet nous quittons la pointe Matira pour un dernier mouillage au Bloody Mary afin de prendre la météo. Kerdonis restera sur bouée, quant à nous, c’est le départ définitif de la Polynésie. Kerdonis nous annonce des rafales jusqu’à 35 nœuds par VHF pour nous c’est un peu mieux, nous franchissons la passe avec 2 ris dans la grand voile tout de même. Il faut de nouveau s’amariner c’est un peu galère à bord pour moi surtout, reprendre ses marques, son équilibre et le sommeil qui ne vient pas et qui me laisse le lendemain dans un état un peu genre guimauve. Maoro avance bien. Hélas ça ne va pas durer au bout de deux jours c’est pétole ou presque avec une belle houle venant de l’arrière et sans vent Maoro fait le bouchon, ça tangue et ça roule à bord et c’est pénible, sinon c’est beau soleil et très chaud même la nuit où nous avons la lune qui monte et c’est bien clair.
Nous appelons Stef et Béa, tous les matins pour nous, quel bonheur et nous savons que la famille et les amis savent où nous sommes grâce à eux, merci à eux deux. Nous avons la visite d’une baleine accompagnée de son petit, ils nagent un moment près de la coque de Maoro, c’est magique de les voir si près de nous.





Nous n’aurons pêcher qu’un Mahi Mahi, mais un beau morceau, ensuite nous ne mettrons même plus la ligne à moins de 5 nœuds c’est pas la peine, de plus nous nous sommes fait manger deux leurres équipés d’hameçons pourtant très gros, des requins sans doute, un est resté nager autour de nous un bon moment, il attendait quoi ? Ce n’était pas le moment de faire un plongeon.



Lundi 3 août nous laissons sur notre bâbord les Samoa Américaines et nous apercevrons notre premier bateau.






5 août à 15 heures, escorté de gentils Samoans sur leur bateau moteur, nous entrons dans la marina d’Apia, ils vous prennent les amarres et vous accueillent avec des masques (pour la grippe éventuelle sans doute). Les formalités se font à bord, il fait très chaud, très beau et nous sommes contents d’être arrivés, merci Capitaine !


Statistiques :
1206 milles parcourus en 11 jours et 1 heure ce qui fait une moyenne de 4,54 Nœuds.
66 heures de moteur.
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La Métropole

Vendredi 2 avril 2009, après 22 heures de vol sur Air Tahiti Nui nous atterrissons à Roissy avec 12° de température sur la capitale, en plus du décalage horaire de 12 heures il nous manque plus de 20° et ce gris, nous avions oublié le gris, depuis le temps que nos couleurs varient dans les bleus et turquoises ça nous fait tout drôle. Evelyne et Didier sont là, quel bonheur de se retrouver, Raymonde nous attend à Herblay. C’est curieux de voir qu’il n’y a pas de feuille sur les arbres et de recouvrir nos corps de pulls, nos pieds de chaussettes, nous avions oublié tout ça.




Nous ne restons que deux jours à Paris, vite il nous faut aller en Bretagne, accompagnés de Raymonde nous arrivons à Vannes, première visite à Tyliann, petit fils d’Yves et nous allons chez Colette et Jean-Yves qui nous attendent dans leur maison du Cosquer et qui sera notre maison pendant un mois.





Les retrouvailles sont chaleureuses. Nous allons faire la tournée des copains de Bretagne, il y en a beaucoup, Stéphane et Béa au Cosquer aussi, ils nous suivent sur Lazarina et seront en Polynésie en 2010, Claude et Denis qui étaient venus nous voir en Polynésie, Michel à Locmariaquer qui me fait toujours rire, Annie et Jean Luc avec qui nous avons partagé une pizza le soir du match de la finale de la ligue à Vannes, tous ces amis qui nous sont chers mais avec qui nous partageons la même passion : La liberté sur mer. Un peu de rendez-vous pour nous remettre à jour au niveau administratif.

Sortie en mer sur le bateau de Jean Yves et Colette, il fait froid mais comme c’est joli les côtes de Bretagne. Promenade sur la côte sauvage de Quiberon, c’est la tempête, la mer est belle.













Escapades dans le Finistère, nous y retrouvons Roland et Christine qui traversent une épreuve bien difficile pour Christine, navigateurs eux aussi, et toi celle que je nomme pas mais qui te reconnaîtra qui est comme une sœur dans mon cœur.




Nous allons à St Malo deux jours, chez Jérôme et Ouille sa compagne, rapide la visite chez mon fils mais nous allons nous voir en novembre à Nouméa et nous n’avons pas besoin de temps, Richard Bach n’a-t-il pas dit : « Ailleurs n’est jamais loin quand on aime ».

Le 30 avril c’est un grand jour aussi, je vais retrouver celles qui étaient mes collègues de travail et qui sont devenues des amies. Petit goûter breton chez Anne, Gérard et leurs enfants, dans leur belle maison pleine de fleurs, un régal. Le soir nous allons tous chez Viviane et Alain, qui eux ont une charmante chaumière, et nous retrouvons Sylvie. Nous passerons une soirée formidable, de celle que l’on n’oublie pas de sitôt. C’est très tard que nous nous quittons avec des souvenirs que nous emportons dans nos cœurs, et dans nos sacs !

Je n’ai pas encore goûté les cerises d’Alain mais la confiture d’Anne est finie. On se fait la promesse de se revoir dès que possible, sur nos îles où lorsque nous reviendrons, car chacun reste sur sa faim de ces retrouvailles trop brèves, même si nous restons la nuit chez Viviane et Alain c’est au petit matin que nous les quittons, encore merci Alain de ton poisson cru à la Tahitienne, improvisé ça à Fouesnant il fallait le faire.


Un mois est passé sans que nous ayons pu faire tout ce que l’on voulait, ce que l’on souhaitait faire mais les émotions ne sont pas finies, je retrouve Gilles et Geneviève pour une invitation à laquelle je ne pensais pas être présente, ils pendent la crémaillère de leur mobil home sur un terrain au bord de la mer d’Iroise, un petit coin que je connais depuis plus de 20 ans. Nous allons passer deux jours, j’ai envie de dire, en famille.















Nous quittons la Bretagne, direction l’Auvergne, là nous retrouvons la famille d’Yves, mère, sœur et fille, et surtout, cerise sur le gâteau, ce petit fils que nous ne connaissons pas puisqu’il est né une semaine avant notre départ. Nous avons passé quelques moments avec lui en Bretagne, mais là c’est une semaine entière.




Nous avons décidé d’en profiter et sa maman, Rozenn, sera bien conciliante de nous le laisser. Les journées vont s’écouler entre marches en montagne et frugales repas auvergnats, journées faites de simplicité de chaleur, celle du cœur et celle du soleil car ici il fait très beau et chaud.





















C’est la dernière semaine, nous la passons à Paris chez Didier et Evelyne (sœur d’Yves). Evelyne et mon frère vont organiser une soirée familiale chez eux, je retrouve ma sœur et une de ses filles, Carole, ainsi que mes neveux Mickaël et Anthony, Léa et Capucine, super soirée où nous avons bien mangé, encore ! Nous passerons une journée à Paris, Evelyne nous fait visiter son expo au musée des Arts Déco et nous traînons dans ces beaux quartiers, j’avais oublié combien Paris était beau.


Voilà il est 7 heures du matin dimanche 30 mai il est temps pour nous de rejoindre l’aéroport de Roissy pour notre long retour. C’est avec le cœur bien gros que nous montons à bord de cet Airbus 330 qui en 22 heures de vol nous ramènera auprès de Maoro, resté seul dans la baie de Cook à Moorea. Un grand merci à vous tous de ces beaux moments passés ensemble, à toi Raymonde plus particulièrement.

Lien avec l'album photos :

http://picasaweb.google.com/MaoroChantalYves/19_Metropole