Futuna

Vendredi 21 août à 9 heures nous levons le mouillage, un petit crochet vers Teva pour saluer Anne et Philippe, un dernier coucou à Michel par la VHF et nous franchissons la passe à mi marée, le courant est assez fort nous filons à 9 nœuds, super ! Hélas deux heures plus tard nous ne filons plus qu’à 4 nœuds, vent arrière, grand voile et yankee tangoné, nous finirons par mettre le moteur, c’est pétole. 150 milles séparent ces deux îles perdue au milieu du Pacifique sud, territoire français depuis 1959. Elles ne sont pas situées sur les grandes routes des navigateurs et ne sont guère visitées.

Au petit jour nous apercevons les deux îles Alofi et Futuna, nous mouillons à Alofi, personne aux alentours sur l’île, une petite église au bord de l’eau, je pense voir du monde le lendemain, nous serons dimanche. Au petit matin toujours personne, pas de messe à Alofi et pas une âme qui vive. Après un bon petit déjeuner au calme nous levons l’ancre pour nous rendre à Leava, capitale de Futuna.



Mouillage dans la petite anse de Sigave, pas très loin du ponton des cargos, c’est marée haute, tout va bien, à marée basse nous découvrons que nous sommes pas loin du corail, Maoro se met face au vent, soit en travers de l’entrée, par contre la houle assez forte nous prend par le travers, c’est donc pas très confortable. Vite, nous allons à terre, c’est dimanche et à part les enfants qui jouent, nous ne rencontrerons pas beaucoup de monde.


Futuna est une île haute très verdoyante, les enfants qui nous accueillent nous demandent si nous avons faim et nous proposent de venir chez eux pour manger, nous avons déjeuner à bord mais nous leur demandons un guide pour nous faire visiter l’île le lendemain, un gamin se propose de nous accompagner voir les cascades et de pique niquer sur le chemin, le programme nous enchante.

La nuit fut pénible, nous avons été secoués avec cette houle qui nous prenait par le travers et un vent assez fort, au petit matin nous décidons de quitter ce mouillage vraiment instable, d’autant que les enfants la veille nous ont dit qu’il était arrivé que des bateaux dérapent et aillent se frotter au corail. C’est trop dangereux de rester et surtout de quitter Maoro toute une journée sans surveillance pour aller se promener, alors tant pis nous partons.

Dans la journée la houle de sud se calme un peu, le vent est de 15 nœuds et il devrait se renforcer dans les jours à venir. Nous avançons avec une moyenne de 7 nœuds ce qui nous permet de prendre un Tazard de 96 cm, beaucoup trop gros pour nous deux alors Yves commence par le découper en lamelles pour le faire sécher sur les filières. Nous prendrons également un Mahi Mahi d’un mètre cinquante, voir la photo, il faut filer à vive allure pour faire de telles prises.











Nous avons 2 ris dans la grand voile et 2 ris dans le yankee, parfois des rafales à 30 nœuds. Au bout de plus de 18 800 milles notre cher pilote ST 4000 menace de nous lâcher, nous l’avons bichonner pourtant, rien n’y fait, nous mettons son remplaçant en place. Lundi 31 août nous passons au large de l’île Mare afin de récupéré un peu de vent, nous économisons notre gasoil, pas de moteur et une vitesse de 3,3 nœuds qui passe à 4 nœuds en remontant le vent. Nous franchissons la passe de Havannah, qui n’a rien à voir avec les passes de Polynésie, et dans le canal nous sommes accueillis par des baleines à bosses, il y en a 2 peut être 3, absorbée par cette découverte j’en oublie de faire des photos. Nous apprendrons que c’est leur coin et qu’elles sont là pour quelques semaines encore, nous y reviendrons.


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http://picasaweb.google.com/MaoroChantalYves/23_FUTUNA##



WALLIS

Jeudi 13 août, nous quittons la marina d’Apia il est 10 heures 15, nous filons avec un vent de 20 nœuds et une houle de 3 mètres, cap au 310 et allure grand largue. Nous laissons Savaii sur bâbord et après avoir dépasser la pointe de Savaii nous reprenons notre cap sur Wallis, cap 270. Nous avons mis la ligne et remontons notre premier poisson, un Tazard d’un mètre, hélas avec cette houle je n’ai guère envie de le cuisiner, nous verrons demain. Le lendemain vendredi plus de vent mais toujours une grosse houle nous avançons au moteur avec le yankee tangonné. Nous remontons notre 2ème poisson, cette foi c’est un Mahi Mahi d’un mètre 20 et d’environ 15 kg, on range les lignes on ne mangera jamais tout ça, j’espère que nous trouverons du monde à qui en donner. Nous franchissons la passe d’Honikulu qui brasse bien avec beaucoup de remous. Wallis c’est mis à la date de Nouméa, donc en faite nous sommes dimanche 16 août et nous trouvons du monde sur les motus et plusieurs embarcations viennent près de nous pour nous souhaiter la bienvenue et c’est bien agréable. La population Polynésienne est encore relativement bien préservée et l’autorité du chef traditionnel, le lavelua, a toujours plus d’influence que l’administration française. La tradition des chants et des danses est toujours très vivante sans avoir trop subi l’influence des missionnaires. L’île s’appelle Uvéa et est toujours appelée ainsi par ses habitants. La majorité de la population est catholique et d’ailleurs on peut voir une quantité impressionnante d’églises massives construites sur le modèle des églises normandes, toutes en béton avec pour certaines des décorations en tapas, il faut également savoir que ces églises sont construites sans architectes et comme ils ne savent pas faire les toits ils sont hélas fait en tôles ondulées. Beaucoup de couleurs et pour la fête du 15 août les vierges étaient habillées des couleurs et costumes locaux. Le porc est élevé en plein air et vit autour des maisons, comme des poulets et nous en avons même vu sur la plage, en faite de plage ce n’est plus qu’un genre de vase puisque tout le sable a été récupéré pour la construction. Wallis a plus d’une particularité, elle est dépourvue de plage et cerclée de corail, il n’y a pas d’accès direct de la côte à la mer il faut aller sur les motus, où là il y a des plages ou bien aller se baigner dans le lagon en bateau. Les enfants, plongent du ponton des cargos. Pour nous les voiliers nous sommes donc obligés de mouiller très loin du rivage et à marée basse le corail se découvre il est recouvert d’un lichen vert jaune ce qui donne l’impression d’une prairie roussie par le soleil. Il y a très peu de route goudronnée, une bonne partie est en terre et de chaque côté la nature est sauvage, sans culture, une vraie forêt vierge qu’il nous serait difficile de traverser. Parfois on peut y voir comme une trouée un tout petit chemin mène à une culture de taros, d’ignames ou de bananes qui sont toujours de préférence donner aux cochons. Le porc est une monnaie d’échange pour la coutume, on en trouve peu sur les étals des magasins. Pour la fête du 15 août, les porcs sont remplis d’herbes aromatiques avant d’être grillés et si c’est pour un roi et bien on y rajoute un bouquet de fleurs dans l’anus, ça doit être coquet à voir!
Nous avons rencontré Floran et Leila, Leila est en mission de médecin anesthésique d’un mois à l’hôpital de Mata Utu, ville principale de l’île, et Floran a pu avec le véhicule de l’hôpital nous promené à travers l’île. Ils vivent sur leur bateau à Nouméa, nous les retrouverons là bas avant qu’ils quittent la Nouvelle Calédonie pour une autre mission, cette fois aux Marquises.
Il y a un personnage incontournable à Wallis, c’est Michel sur le canal 9. C’est un retraité radio amateur qui connaît tout le monde et guide les plaisanciers qui viennent se perdre à Wallis. Vous le prévenez dès votre arrivée et l’avertissez de tous vos déplacements. Il se fera un plaisir pour vous renseigner sur les mouillages et vous conseillera si vous avez besoin de quoique que ce soit.
Mercredi 19, nous quittons notre mouillage de Mata Utu, très mal exposé où nous avons été secoué par le clapot incessant et face aux vents d’est, pour nous rendre au mouillage de Halalo au sud de l’île, trois heures de navigation dans le lagon à virer autour du corail, en arrivant nous avons été escorté par un bateau de pêcheurs qui nous donnait des conseils et en arrivant au mouillage il y avait Teva de Anne et Philippe qui à l’aide de la VHF nous ont bien aidé aussi, nous les avions vu à Tahiti au mouillage de Taïna, ils sont venus à bord boire le ti punch il faut bien commencer un mouillage non !
Demain nous allons en ville pour les formalités de départ, internet, l’eau, un peu de frais et nos adieux et nous finirons ce texte à Futuna si internet existe là bas ou à Nouméa puisque nous devrions y être dans les premiers jours de septembre.
C’est Michel qui renseignera les commentaires du blog pour vous donner de nos nouvelles pendant le voyage jusqu’à Nouméa, merci à Michel et Stéphane pour le routage.
Hélas, les photos vues du ciel n’ont pas été prises par nous, on nous les a donné.
Nous ajouterons les photos dans le message plus tard. Allez voir l'album ci-dessous.
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Les Samoa

Un débat est lancé pour savoir si ce sont les Samoa Américaines ou les Samoa Occidentales qui sont la véritable Samoa antique, berceau de la Polynésie, d’où partirent d’intrépides navigateurs vers l’est et le Pacifique sud…..


Après avoir contourné une avancée de terre appelée Cap Horn ! Nous entrons dans le port d’Apia sur l’île d’Upolu. C’est amarré sur le ponton de la marina toute neuve, elle n’existe même pas sur les guides, que nous allons passer quelques jours à visiter l’île.






Les Samoa furent la première nation Polynésienne à devenir indépendante, peuplée d’environ 160 000 habitants dont la plupart sont Polynésiens de souche pure. Savai’i est la plus grande mais Upolu est la plus développée, siège du gouvernement et lieu de la fin de vie de Robert Louis Stevenson, il est enterré sur le mont Vaea.


Nous allons entreprendre l’ascension du mont qui est assez raide dans la forêt tropicale et sous une température approchant les 36° avec un taux d’humidité important, 45 minutes pour monter et une heure par un autre chemin pour la descente. Là haut nous avons la vue sur toute l’île et le port d’Apia, en bas du mont c’est la vue sur la maison et la plantation qui vient d’être restaurer, après avoir été le siège du gouvernement Allemand puis Néo-Zélandais, elle est désormais le musée de RL Stevenson. Retour à la marina toujours à pieds sous la canicule avec juste un arrête Hot Dog accompagné d’un litre d’eau. A mon avis nos kilos prit en métropole ont dû fondre, même si je me suis offert une glace à l’arrivée, elles sont fort bonnes et énormes, en plus pour moi c’est chaque foi une surprise car mon choix se porte sur les couleurs puisque mon anglais est nul !
Nous avons visité la ville à la foi ancienne et moderne avec un très beau marché. La population est avant tout chrétienne mais avec comme en Polynésie tout un tas de sectes avec leurs cultes. A Apia il y a une cathédrale toute en couleurs qui sert d’amer aux bateaux en arrivant. Les traditions sont encore très fortes ici « la voie des ancêtres » basée sur la famille élargie avec son code et ses rituels, régit la vie des Samoans, il est important de respecter ces coutumes. Pour se rendre à la plage il faut demander et payer l’accès et c’est comme ça partout sur l’île. Il fait toujours aussi chaud mais avec des pluies torrentielles ce qui nous empêche de faire, comme nous l’aurions voulu, le tour de l’île en taxi. Nous repoussons notre départ d’une journée à cause d’un coup de vent annoncé, rien ne presse.

















Demain, jeudi 13 août au petit matin nous quitterons Upolu par le nord et toujours cap à l’ouest pour rejoindre Wallis situé à 280 milles alors si les vents sont favorables nous devrions arriver dans 2 jours et demi.




C’est Michel, qui va prendre le relais pour notre météo qui vous laissera des messages, Stéphane et Béa sont quant à eux en vacances au Pérou et Lazarina les attend à Carthagène en Colombie. Elle arrive la petite Lazarina doucement mais sûrement, elle suit Maoro et atteindra le Pacifique prochainement, comme nous n’avons pas encore mis les liens des copains sur le blog voici l’adresse du blog de Lazarina : http://lazarina.blogspot.com/
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Départ pour Apia Samoa Occidentales

Maoro n’a pas supporté de rester seul pendant deux mois au mouillage dans la baie de Cook. Au retour, nous avons eu quelques surprises : Démarreur grippé, moteur HB hors service, frigo à réparer plus les travaux prévus : réparation de l’annexe, du taud de grand voile. Nous allons donc passer tout le mois de juin en baie de Cook pour remettre Maoro en service, heureusement que dans la baie de Cook, nous pouvons profiter de la maison de Françoise et Mahi.

6 juillet enfin, nous hissons la GV pour nous rendre à Taïna faire réparer le frigo et faire l’avitaillement. Nous en profitons pour revoir les copains, certains plus vus depuis la Martinique comme Ouistiti avec Marielle, Eric et leur deux filles, ainsi que Masafouera avec Stéphanie, Michaël et leur deux filles, les 4 filles vont s’en donner à cœur joie dans la cabine avant pendant que nous faisons un apéro dînatoire à bord de Maoro. Nous n’oublions pas Lzone avec Vanessa et Dominique et leurs deux petits blondinets d’enfants. Tam Tam avec Valérie et Fanch et leur super chat dont j’ai oublié le nom, désolée Valérie ! Fleur de Mai 2 avec Jacques, Larimar de Michel et Avel Mad de carine et Benjamin. Nous avons pris rendez vous avec vous et nous savons que nos routes vont se croiser de nouveau en Nouvelle Calédonie pour certains, en Nouvelle Zélande pour d’autres.


14 juillet, nous quittons Tahiti par la passe de Papeete, direction la baie d’Opunohu à Moorea, joli petit mouillage l’eau est translucide nous mouillons par 3 mètres de fond juste devant Larimar, Yves va effectuer le grattage de la coque qui en a bien besoin. Mahi vient nous rendre visite et nous apporte le colis du démarreur qui est enfin arrivé de France, petit repas à bord avec Michel et Mahi.












15 juillet, on lève l’ancre pour Raïatea, nous marchons à 7/8 nœuds grand largue, un vrai plaisir. Nous restons quatre jours à la marina d’Apooiti. Nous ferons nos adieux à Pierre-Yves, Bertrand et Christine, Flo et Suzy et Sophie et Christophe. Et, nous voilà repartis pour Bora Bora, dernière île sur notre route vers l’ouest.










20 juillet, nous retrouvons Kerdonis avec beaucoup de plaisir au mouillage du Bloody Mary, nous y restons pour la nuit car un vent souffle très fort et nous sommes bien sur notre bouée. Petit repas avec les petits jeunes à bord de Maoro. De quoi parlons nous ? De nos routes respectives depuis Panama et des futures. Le lendemain nous allons à la pointe Matira, que de bateaux depuis notre dernier passage en novembre, mais c’est toujours aussi beau. A trois mètres de notre arrière nous avons pieds. Nous allons revoir Jean Michel et Cécilia de Beun’Aise et leur petite Louise née en avril, Beun’Aise est à vendre et Jean Michel a d’autres projets à présent. Nous reprenons nos parties de dames chinoises et de 7 américains avec Kerdonis.










25 juillet nous quittons la pointe Matira pour un dernier mouillage au Bloody Mary afin de prendre la météo. Kerdonis restera sur bouée, quant à nous, c’est le départ définitif de la Polynésie. Kerdonis nous annonce des rafales jusqu’à 35 nœuds par VHF pour nous c’est un peu mieux, nous franchissons la passe avec 2 ris dans la grand voile tout de même. Il faut de nouveau s’amariner c’est un peu galère à bord pour moi surtout, reprendre ses marques, son équilibre et le sommeil qui ne vient pas et qui me laisse le lendemain dans un état un peu genre guimauve. Maoro avance bien. Hélas ça ne va pas durer au bout de deux jours c’est pétole ou presque avec une belle houle venant de l’arrière et sans vent Maoro fait le bouchon, ça tangue et ça roule à bord et c’est pénible, sinon c’est beau soleil et très chaud même la nuit où nous avons la lune qui monte et c’est bien clair.
Nous appelons Stef et Béa, tous les matins pour nous, quel bonheur et nous savons que la famille et les amis savent où nous sommes grâce à eux, merci à eux deux. Nous avons la visite d’une baleine accompagnée de son petit, ils nagent un moment près de la coque de Maoro, c’est magique de les voir si près de nous.





Nous n’aurons pêcher qu’un Mahi Mahi, mais un beau morceau, ensuite nous ne mettrons même plus la ligne à moins de 5 nœuds c’est pas la peine, de plus nous nous sommes fait manger deux leurres équipés d’hameçons pourtant très gros, des requins sans doute, un est resté nager autour de nous un bon moment, il attendait quoi ? Ce n’était pas le moment de faire un plongeon.



Lundi 3 août nous laissons sur notre bâbord les Samoa Américaines et nous apercevrons notre premier bateau.






5 août à 15 heures, escorté de gentils Samoans sur leur bateau moteur, nous entrons dans la marina d’Apia, ils vous prennent les amarres et vous accueillent avec des masques (pour la grippe éventuelle sans doute). Les formalités se font à bord, il fait très chaud, très beau et nous sommes contents d’être arrivés, merci Capitaine !


Statistiques :
1206 milles parcourus en 11 jours et 1 heure ce qui fait une moyenne de 4,54 Nœuds.
66 heures de moteur.
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La Métropole

Vendredi 2 avril 2009, après 22 heures de vol sur Air Tahiti Nui nous atterrissons à Roissy avec 12° de température sur la capitale, en plus du décalage horaire de 12 heures il nous manque plus de 20° et ce gris, nous avions oublié le gris, depuis le temps que nos couleurs varient dans les bleus et turquoises ça nous fait tout drôle. Evelyne et Didier sont là, quel bonheur de se retrouver, Raymonde nous attend à Herblay. C’est curieux de voir qu’il n’y a pas de feuille sur les arbres et de recouvrir nos corps de pulls, nos pieds de chaussettes, nous avions oublié tout ça.




Nous ne restons que deux jours à Paris, vite il nous faut aller en Bretagne, accompagnés de Raymonde nous arrivons à Vannes, première visite à Tyliann, petit fils d’Yves et nous allons chez Colette et Jean-Yves qui nous attendent dans leur maison du Cosquer et qui sera notre maison pendant un mois.





Les retrouvailles sont chaleureuses. Nous allons faire la tournée des copains de Bretagne, il y en a beaucoup, Stéphane et Béa au Cosquer aussi, ils nous suivent sur Lazarina et seront en Polynésie en 2010, Claude et Denis qui étaient venus nous voir en Polynésie, Michel à Locmariaquer qui me fait toujours rire, Annie et Jean Luc avec qui nous avons partagé une pizza le soir du match de la finale de la ligue à Vannes, tous ces amis qui nous sont chers mais avec qui nous partageons la même passion : La liberté sur mer. Un peu de rendez-vous pour nous remettre à jour au niveau administratif.

Sortie en mer sur le bateau de Jean Yves et Colette, il fait froid mais comme c’est joli les côtes de Bretagne. Promenade sur la côte sauvage de Quiberon, c’est la tempête, la mer est belle.













Escapades dans le Finistère, nous y retrouvons Roland et Christine qui traversent une épreuve bien difficile pour Christine, navigateurs eux aussi, et toi celle que je nomme pas mais qui te reconnaîtra qui est comme une sœur dans mon cœur.




Nous allons à St Malo deux jours, chez Jérôme et Ouille sa compagne, rapide la visite chez mon fils mais nous allons nous voir en novembre à Nouméa et nous n’avons pas besoin de temps, Richard Bach n’a-t-il pas dit : « Ailleurs n’est jamais loin quand on aime ».

Le 30 avril c’est un grand jour aussi, je vais retrouver celles qui étaient mes collègues de travail et qui sont devenues des amies. Petit goûter breton chez Anne, Gérard et leurs enfants, dans leur belle maison pleine de fleurs, un régal. Le soir nous allons tous chez Viviane et Alain, qui eux ont une charmante chaumière, et nous retrouvons Sylvie. Nous passerons une soirée formidable, de celle que l’on n’oublie pas de sitôt. C’est très tard que nous nous quittons avec des souvenirs que nous emportons dans nos cœurs, et dans nos sacs !

Je n’ai pas encore goûté les cerises d’Alain mais la confiture d’Anne est finie. On se fait la promesse de se revoir dès que possible, sur nos îles où lorsque nous reviendrons, car chacun reste sur sa faim de ces retrouvailles trop brèves, même si nous restons la nuit chez Viviane et Alain c’est au petit matin que nous les quittons, encore merci Alain de ton poisson cru à la Tahitienne, improvisé ça à Fouesnant il fallait le faire.


Un mois est passé sans que nous ayons pu faire tout ce que l’on voulait, ce que l’on souhaitait faire mais les émotions ne sont pas finies, je retrouve Gilles et Geneviève pour une invitation à laquelle je ne pensais pas être présente, ils pendent la crémaillère de leur mobil home sur un terrain au bord de la mer d’Iroise, un petit coin que je connais depuis plus de 20 ans. Nous allons passer deux jours, j’ai envie de dire, en famille.















Nous quittons la Bretagne, direction l’Auvergne, là nous retrouvons la famille d’Yves, mère, sœur et fille, et surtout, cerise sur le gâteau, ce petit fils que nous ne connaissons pas puisqu’il est né une semaine avant notre départ. Nous avons passé quelques moments avec lui en Bretagne, mais là c’est une semaine entière.




Nous avons décidé d’en profiter et sa maman, Rozenn, sera bien conciliante de nous le laisser. Les journées vont s’écouler entre marches en montagne et frugales repas auvergnats, journées faites de simplicité de chaleur, celle du cœur et celle du soleil car ici il fait très beau et chaud.





















C’est la dernière semaine, nous la passons à Paris chez Didier et Evelyne (sœur d’Yves). Evelyne et mon frère vont organiser une soirée familiale chez eux, je retrouve ma sœur et une de ses filles, Carole, ainsi que mes neveux Mickaël et Anthony, Léa et Capucine, super soirée où nous avons bien mangé, encore ! Nous passerons une journée à Paris, Evelyne nous fait visiter son expo au musée des Arts Déco et nous traînons dans ces beaux quartiers, j’avais oublié combien Paris était beau.


Voilà il est 7 heures du matin dimanche 30 mai il est temps pour nous de rejoindre l’aéroport de Roissy pour notre long retour. C’est avec le cœur bien gros que nous montons à bord de cet Airbus 330 qui en 22 heures de vol nous ramènera auprès de Maoro, resté seul dans la baie de Cook à Moorea. Un grand merci à vous tous de ces beaux moments passés ensemble, à toi Raymonde plus particulièrement.

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Faux départ Marquises


Le 19 janvier 11 heures, nous quittons la marina Taïna pour Rangiroa le vent est nord à 10 nœuds. A partir de 13 heures, grains avec rafales de vent, nous n’arrêtons pas de virer de bord, à 16 heures nous recevons un BMS, nous faisons demi tour sur Moorea retrouver KIVAOU, 18 heures mouillage, nous verrons demain.



20 janvier à 10 heures 40, on lève le mouillage pour cette foi un vrai départ pour Rangiroa, nous sommes au près tout en faisant du cap, c’est bon, vitesse 5,5 nœuds avec un peu de houle de face. A 17 heures 30 nous laissons Tetiaroa sur notre babord au 322 compas. Sur notre route nous avons Makatea, méfiance, méfiance, le vent faibli nous n’avançons plus qu’à 2,8 nœuds, nous mettons le moteur en route. Dans la nuit nous ramassons une pluie torrentielle avec des rafales à 40 nœuds, nous prenons 2 ris dans la grand voile, le yankee est presque complètement enroulé. Le lendemain on enlève les ris de la GV, il n’y a plus de vent et quand il souffle il est de nord. Nous poursuivons notre route avec un calme plat, au moteur, plus de houle juste une onde et un beau soleil, nous sommes à 20° du bon cap. Il en sera ainsi toute la journée, nous virons de bord, direct passe de Tikeau. Dans la nuit le vent forci un peu 10/15 nds nous permettant de faire route direct, cap 354°. A 22 heures 40 le jeudi 22 janvier, nous mouillons au motu Taonai juste après la passe de Tikeau. Heureusement nous sommes guidés par François et Valérie de Tam Tam car il fait nuit noire. Nous avons parcouru 220 milles en 60 heures soit une moyenne de 3,66 nds. Un peu galère tout ça, mais comme c’est beau ici. Nous quittons le motu pour traverser le lagon sur l’est, distance 13 milles nous le faisons au moteur avec un veilleur à l’avant (moi), le lagon n’est pas balisé et il y a de nombreux récifs à fleur d’eau. Nous arrivons dans un endroit paradisiaque, baignades et pêche avec Tam Tam puis balades sur le récif, c’est complètement désert pour seule compagnie nous avons les oiseaux dans le ciel et les poissons dans l’eau.

Dimanche 25 janvier nous quittons notre joli mouillage avec Tam Tam, pour eux la direction sera Tahiti, nous, nous devons nous rendre au village de Tiheramera afin d’y trouver du gasoil ce qui nous évite d’aller à Rangiroa et de partir directement pour les Marquises. Nous passons toute la journée dans ce si joli village situé au sud de l’atoll, 400 habitants et capitale de l’atoll. Nous profitons de la digue d’accostage sous le vent. Nous constatons tout de suite la quantité impressionnante de requins qui peuple cet endroit, des raies et des poissons plus beaux les uns que les autres.


26 janvier à 14 heures nous quittons notre quai et la palette de bleus de ce magnifique atoll pour le grand bleu du Pacifique, maintenant direction les Marquises, Fatu Hiva de préférence ou Hiva Oa, c’est un mystère. Là où nous voulons aller, c’est de là que souffle le vent et nous sommes à 597 milles de Nuku Hiva, on avance péniblement. Nous avons de nombreux nuages orageux sans toutefois beaucoup de vent, ni de rafale le cap varie de 30 à 60°. Nous sommes toujours tribord amure avec un cap presque direct sur Nuku. Nous alternons le calme plat avec des vents sans nuages, on passe de 0,5 à 5 nœuds. Maoro gîte beaucoup, nous nous mettons à la cape pour la fabrication des yaourts. La lecture même est difficile alors on ne parle pas de faire de la cuisine. 31 janvier, nous apercevons notre premier yacht sur notre arrière, nous sommes à 335 milles de Nuku Hiva. Virement de bord. Lundi 2 février, nous recevons de gros grains avec fortes rafales, on n’avance pas, le moral est en baisse et la fatigue grandit, nous sommes encore à 273 milles de Nuku, cela suffit on fait demi tour pour Rangiroa qui est à 314 milles, mais Maoro nous donne subitement une vitesse de 6,5 nœuds. Nous arrivons à la passe d’Avatoru nous mouillons devant le village, il est 18 heures 30 il était temps il fait presque nuit. Nous avons fait 920 milles pour rien, sauf se faire brasser. Nous sommes très fatigués et c’est pas sur ce mouillage que nous allons pouvoir dormir, en faite nous sommes à l’entrée de la passe il y a de forts courants avec un clapot court qui rend ce mouillage inconfortable. Nous allons à terre faire quelques courses et marcher un peu avant de partir pour mouiller devant l’hôtel Kia Ora situé à 4 milles. Pas un seul voilier en vue, temps maussade. Nous changeons de mouillage pour se placer devant chez Titou de « Dive Passagers » à 1 mille, l’eau est belle dommage il n’y a pas de soleil. Le coin est dangereux pendant la saison cyclonique, aucun abri ici, Titou y a perdu son bateau. Les Tuamotu ne sont pas à faire en cette saison, c’est pourquoi nous sommes le seul voilier présent, nous ne restons pas et retour le samedi 6 février pour notre jolie baie de Cook à Moorea. C’est avec un vent très changeant alternant entre rafales et calme plat que nous arrivons à Moorea le 9 février à 13 heures. Nous aurons fait dans cette tentative d’aller aux Marquises 1410 milles dont 94 heures de moteur. Tout le monde nous avait prévenu que la montée sur les Marquises serait dure, nous étions prêt moralement. Ce fut un vrai calvaire même pour ceux qui y sont parvenus, alors pourquoi pas nous ? Hélas Maoro est un dériveur, c’est encore plus difficile pour lui et des conditions extrêmement désagréables pour ses occupants. Nous restons une semaine à Moorea pour digérer tout ça.

Arrivée baie de Cook
16 février, reposés et la digestion de notre échec faite, nous quittons Moorea pour aller à Raïatea. Arrivée au quai d’Uturoa à 15 heures. Les vents sont très forts, d’est bien établis à 30 nœuds, la place au port est insupportable, Maoro tape sur le quai, deux parre-battages crèvent un troisième disparaît, nous prenons des pneus à la station essence. Nous voulons partir d’ici, nous attendons une accalmie qui ne vient pas. Le vent nous plaque sur le quai, c’est avec l’aide de Tam Tam et d’un pêcheur et son canot que nous fuions vite ce quai maléfique.

Le faré de Framboise et Mahi

Nous allons sur une bouée au carénage, plus tranquille, les copains sont là mais le vent souffle toujours très fort. Il soufflera ainsi plusieurs jours encore. 27 février, nous quittons le carénage, petite escale sur le quai des paquebots à Uturoa pour voir Suzy. Dans la manoeuvre d’approche du quai, l’annexe se coince et le mousqueton lâche et la voilà qui dérive toute seule avec son moteur en place.

Nous ferons un rond dans l’eau pour la récupérer à l’aide de la gaffe. Ouf ! Nous mouillons au motu Iriru (Motu public) par 8 mètres de fond, Tam Tam nous rejoindra sur ce joli mouillage. Nous retrouvons Suzy et Flo venus passer le dimanche en famille sur ce beau motu. Nous fêtons l’anniversaire d’Yves devant un confit de canard avec Valérie et Fanch et j’ai fais un bon gâteau, 58 ans il se fait vieux le skippeur ! 1er mars à 9 heures départ avec Tam Tam pour Fare à Huahine, beau soleil vitesse 5 nds, que du bonheur. 2 mars départ de Huahine pour Tahiti, marina Taïna, le vent est nord, on va en profiter, on file à 6/7 nœuds, on mouille à Taïna il est 7 heures 30 le 3 mars, Bon anniversaire Jacky. Nous restons à Taïna et nous préparons Maoro pour une pose de deux mois durant laquelle ses occupants vont se rendre en métropole. Maoro a maintenant 16 000 milles à son actif, nous avons des réparations de voile, vidange moteur et une multitude de petites choses à lui faire pour qu’il puisse repartir et nous mener là où nous voulons en toute sécurité. 31 mars 2009, Maoro est mouillé par 15 m de fond dans la baie de Cook, Margouillat, le cata de Mahi est à côté de lui, ils ne sont que 3 dans la baie. Nous l’avons déshabillé complètement, il n’a plus de voile, plus de bimini, plus de survie à poste, nos sacs sont prêts et c’est le cœur serré que nous le laissons seul même si notre copain Mahi reste vigilant et que le skippeur a fait ce qu’il faut pour parer à toutes surprises météo.
Margouillat le cata de Mahi
Chantal et Mahi










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Séjour Stef et Sophie


11 décembre 2008, un grand jour, nous allons à l’aéroport de Tahiti accueillir mon fils Stéphane, Sophie et mes deux petites filles, Manon et Romane la dernière de 1 an que je ne connais pas encore. Ils arrivent de Nouvelle Calédonie pour passer un mois avec nous à bord de Maoro. Nous avons décidé de nous laisser guider dans leurs souhaits de retrouver leurs amis, leurs lieux préférés dans ces îles qu’ils affectionnent tant. Maoro sera donc guidé par Stef.


13 décembre nous quittons la marina Taïna pour nous rendre à Moorea dans la baie de Cook, là nous attendent Jean Marie, Françoise et leurs deux jolies petites filles, des amis de longue date qui sont impatients de les retrouver. Nous mouillons à 5 mètres de son ponton, nous sommes presque dans le prolongement de leur terrasse, sympathique la fête des retrouvailles. Le 15 décembre nous quittons notre mouillage devant la terrasse de Jean Marie pour aller mouiller au fond de la baie plus sûr, avant de partir pour Raïatea où nous retrouverons Christine et Bertrand et leurs enfants, Suzy et Flo avec leur fille Léa et tous les autres copains dont je ne peux citer leurs noms à tous.










Pendant un mois nous allons faire de jolis mouillages, de jolies navigations dans la lagon de Raïatea et Tahaa. Mes filles sont de vrais marins et crapahutent sur le pont sans aucune inquiétude, contrairement à ce que leur mamie pensait. Stéphane connaît si bien tout le coin qu’avec notre dériveur il s’en donne à cœur joie et nous fait passer dans 1.50 m d’eau, un vrai bonheur.




Le père noël est passé à Tahaa au mouillage du motu Serent, l’épontille faisait office de sapin avec sa guirlande lumineuse, qui hélas n’était pas souvent allumée par manque de soleil pour alimenter le panneau. Tout le monde a bien été gâté et nous avons dégusté un confit de canard fort bon. Manon qui avait peur de rencontrer le père noël était contente de ne pas l’avoir vu venir.

C’est à Uturoa à quai que nous nous amarrons pour aller à la bringue du réveillon. Nous sommes une trentaine de personnes et plein d’enfants, chacun ayant emporté de quoi manger et boire c’est l’opulence de victuailles dont un plateau de fromages auquel je ne résiste pas, tellement c’est bon, depuis le temps que je n’avais pas mangé de telles douceurs. Nous rentrons vers 3 heures du matin, fatigués d’avoir tant danser, mais vive 2009 ! ! Hélas les filles ont dormi plus que nous, c’est donc de bonne heure que nous nous levons avec un léger mal de tête tout de même.

2 janvier 2009, nous quittons Raïatea pour Huahiné où nous laissons Sophie, Manon et Romane qui prendront l’avion pour rejoindre Papeete. En effet, faire du près sur notre dériveur n’est pas vraiment une partie de plaisir, en plus il pleut et nous rencontrons des orages. Nous arrivons à Moorea à 17 heures le samedi 3 janvier à la baie d’Opunohu, nous aurons fait 92,4 milles en 22 heures 15 soit une moyenne de 4.15 nds, pas mirobolant surtout que nous avions le moteur, mais bon c’est ainsi.

Lundi 5 janvier, nous sommes mouillés dans la baie de Cook, le soir Yves et moi, nous allons faire la nounou pour les 4 filles, les parents en profitent pour s’offrir une soirée au resto sans enfant, ce qui est rare pour eux. Je pensais m’offrir une soirée télé tranquille une foi les filles au lit, il n’en a rien été, pas moyen que ça dorme ces petites choses là et sans papa ni maman, on en profite. Lorsqu’elles se sont enfin endormies j’étais épuisée d’avoir trop chanter, d’ailleurs le lendemain j’avais une extinction de voix !! 6 janvier, nous quittons Moorea pour Papeete sous le soleil et un joli vent de travers qui nous a permis de faire enfin une navigation qu’à la voile, super retour en famille qui a dû réconcilier Stéphane avec les dériveurs. Toute la petite famille est repartie le 8 janvier pour Nouméa, où nous les retrouverons en octobre. Nous avons fait ensemble en un mois : 380 milles dont 73 heures de moteur, 130 litres de gasoil, fait très souvent la fête, bien manger, je n’ai pas compté les apéros, Sophie a fait 160 photos, je n’ai pas non plus compté les bisous, les câlins de mes filles qui me manquent tant aujourd’hui, en fermant les yeux tout est si présent et il me reste les photos….

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